Jellyfish - Illustration - Caroline Dewaele - cAro igano

Jellyfish

En janvier 2014, j’étais allée visité un aquarium et étais restée fascinée par les méduses, dansant doucement dans un tube transparent…

Cela m’a inspiré une pensée en image et en prose, sur la fascination que l’on peut éprouver face à une image aussi hypnotique que la danse d’une jolie jellyfish… Mais prenez garde car ce n’est pas pour rien qu’en français nous l’appelons du nom de la célèbre gorgone qui changeait en pierre quiconque se perdait dans son intense regard…

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Poème - été - Caroline Dewaele - cAro igano

Aux premières lueurs de l’été

Aux premières lueurs de l’été,
Par les Muses inspiré,
L’artiste révèle le vrai.
Oh, pas l’absolu, pas son entier,
Mais la part qu’il aura su capter
Et que de ses forces transcendées,
De ses doutes dépassés,
De ses peurs raisonnées,
De ses joies exaltées,
De sa folie assumée,
Belle et douce folie d’aimer,
Il a peint, écrit, sculpté,
Dans la matière imprimé,
Dans les esprits semé,
Ce germe de Vérité,
Cette étincelle de Liberté,
Afin que se révèle la Beauté
Par l’Amour inspirée.

par Caroline Dewaele
le 21 juin 2017

Photo : Fleurs de Coeur de Marie.
© WerbeFabrik – pixabay, CC0 Public Domain

La fille qui était toujours pressée

un conte à écouter :

et/ou à lire ! :

C’est l’histoire d’une petite fille qui était toujours pressée.
Après le temps elle courait… et jamais ne l’attrapait ! Avant même d’être partie, elle voulait être arrivée !
Mais à force de courir, elle n’arrivait plus à avancer, trop fatiguée qu’elle était !
Elle luttait, mais s’épuisait, sous la pression effondrée.
A bout de forces, elle restait clouée au lit… et se sentait coupable de ne plus pouvoir avancer.

Alors, dès que cela allait mieux, elle se remettait à courir, pour rattraper le temps de son inactivité !
Elle courait, elle courait, mais avait l’impression de ne pas avancer.
Car le temps passé à rattraper, elle ne pouvait l’utiliser pour les nouveautés, et les reportait…
pour devoir ensuite les rattraper.
Ou les laisser filer… Mais – aïe! – que cela lui faisait mal un projet avorté !
Et elle en avait plein son panier…

Etait-ce donc sur un tapis qu’elle courait?

Parfois, elle s’arrêtait.
Elle prenait le temps de penser.

Mais alors, toutes ses erreurs au visage lui sautaient. « Je n’aurais pas du faire ci, j’aurais du faire comme ça… »
Et la culpabilité la rongeait. « Si au moins j’avais pensé! »
Alors, elle se mettait à penser, à penser, et à penser encore à toutes les conséquences que ses actes auraient.
Et cela la terrorisait !

Du coup, elle restait pétrifiée.

Sa petite voix lui disait : « Tu n’as pas encore fini d’y penser? Vas-tu enfin le concrétiser? ».
Et c’était vrai! Qu’est-ce qu’elle faisait?
Alors, forte de ce qu’elle avait pensé, elle le concrétisait vite pour ne pas penser aux conséquences que cela aurait.
Puis elle se remettait à courir, et à courir… sur son tapis !

Ou alors, elle rencontrait des gens qui avaient un projet, et dedans elle entrait.
Au moins, pas besoin de penser, juste d’exécuter !
Mais elle en ressortait frustrée, encore plus fatiguée, et en plus énervée…
Car son énergie on utilisait, d’une façon qu’elle n’avait pas décidée !

Rhâââ !! C’en était vraiment assez ! Elle voulait trouver comment avancer.

C’est alors qu’elle rencontra un sage qui lui dit : « Au lieu de penser pendant des années sans agir, ou d’agir pendant des années sans penser, pourquoi n’essaierais-tu pas d’agir avec ta pensée? ».

Ça, ça l’a fait cogiter!!
« Agir avec mes pensées… Je veux bien, mais comment je fais? »

Le sage lui répondit : « La réponse est dans l’équilibre et dans le rythme qui est le tien ».
Puis il s’approcha d’elle et, lui mettant la main sur l’épaule lui confia : « peut-être ce rythme est-il plus lent que ce que tu voudrais? Prends exemple sur la Nature, c’est elle qui peut le mieux t’enseigner ».

Puis il s’en alla, la laissant dépitée.

Alors qu’il s’éloignait, elle se mit à regarder la nature autour d’elle. A la regarder pour de vrai.

Elle suivit l’abeille qui de fleur en fleur butinait, pour ensuite à sa ruche retourner.
Elle observa l’ourson, au bord de l’eau, qui patiemment apprenait à pêcher.
Elle regarda la tige qui, de jour en jour grandissait, et bourgeonnait pour enfin laisser éclore une belle fleur qui se déployait.
Elle étudia la chenille qui son cocon tissait, pour en un magnifique papillon s’y transformer, avant de pouvoir s’envoler.

Et elle comprit.

Elle était une chenille et il lui fallait patiemment construire sa pensée, pour pouvoir s’y développer.
Elle était une abeille qui tous les jours va butiner et ramène à sa communauté les bienfaits qu’elle en a retiré, pour qu’ensemble ils les transforment en miel qu’ils offrent au monde entier.

La petite fille pressée était devenue une jeune femme.
Elle n’était pas aussi apaisée qu’elle le devrait, mais savait maintenant ce après quoi elle aspirait.
Et chaque fois que l’envie de courir la reprenait, dans la Nature elle se baladait, et observait sa sagesse à l’œuvre comme la meilleure enseignante qu’elle puisse jamais trouver.

Car pour certains projets, elle peut aller aussi vite que l’ourson qui apprend à pêcher.
Mais pour d’autres, il lui faut la patience de l’arbre qui, de simple graine, devient forêt.

 

cAro