La pensée du jour #31

« L’homme fuit devant la vérité. Or connaître le vrai, c’est là la vocation de l’homme. Ainsi, l’homme recule devant sa vocation propre. Il se réfugie dans le manque de foi, de confiance […]. Il s’établit dans le désespoir de connaître ; mais c’est pour éviter de rencontrer le divin, se dérober à la connaissance qu’en tant qu’homme il peut en avoir […]. Il ne pourrait connaître que s’il croyait en la […] capacité de l’homme d’atteindre [la vérité] ; mais, inversement, s’il n’y croit pas, c’est par peur de l’atteindre ou pour ne pas l’atteindre. Serait-ce qu’il la connaît déjà au fond de lui-même ? […]

Le manque de foi nourrit les religions, qui mettent une distance infranchissable entre l’homme et le dieu, ou entre l’homme et la vérité, et lui donnent une « vérité » tout enveloppée, qu’il n’a qu’à croire, sans avoir eu à la conquérir. C’est aussi un tel « manque de foi » qui nourrit la recherche scientifique particulière, où l’homme […] se perd dans le multiple […] qui lui [est] un refuge et un abri. »

Héraclite, Fragments, éd. PUF, coll. Epiméthée, avril 2011, p. 261


C’est par la recherche et l’expérience que nous pouvons espérer découvrir le vrai, notre vérité propre et individuelle, au-delà de toutes les vérités prémâchées que l’on nous propose dans tous les secteurs de la vie. Qu’attendons-nous pour arrêter d’avoir peur de réussir? 😉

Let’s go!

Everything must be done…

 

Et vous, qu’en comprenez-vous?

2 réflexions sur “La pensée du jour #31

  1. allosophia dit :

    Je ne connaissais pas ce texte de Marianne Williamson, « notre lumière »… Il est très beau et l’essence est la même : notre plus grande peur est bien d’accepter notre beau potentiel, parce qu’il fait de nous des adultes, des personnes responsables de leur bien, de leur beauté et de leur puissance, et donc de leurs manifestations.
    Mais il est bien moins lourd à porter que les innombrables fardeaux dont on se charge pour éviter d’avoir à le regarder. La véritable liberté est douce et légère, c’est notre peur de ne pas en être digne, nos attitudes parfois infantiles du « tout ou rien », nos conditionnements, les fausses idées que l’on s’en fait en la confondant avec la rébellion etc., qui l’alourdissent.

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